Pendant longtemps, la haute couture a invisibilisé les textures naturelles. Les podiums parisiens, temples du chic occidental, ont longtemps imposé des standards capillaires lisses et eurocentrés. Mais cette époque semble toucher à sa fin.
Les semaines de la mode de Paris, les cheveux crépus ont enfin occupé la place qu’ils méritent. Des afros puissants, des coupes courtes naturelles, des locks élégantes, ou encore des tresses artistiques ont illuminé les défilés. Ce n’était pas un simple choix esthétique : c’était un acte d’affirmation.

Les maisons de couture, influencées par une jeunesse plus engagée, commencent à comprendre qu’il n’existe pas une seule manière d’être belle. Valoriser les cheveux crépus, c’est honorer des identités, des cultures et des histoires souvent effacées. C’est reconnaître qu’on ne peut pas parler de mode sans parler de représentation.


À travers ces cheveux fièrement portés, c’est tout un héritage qui défile : celui de la résistance, de la fierté noire, et de la liberté d’être soi-même.
La beauté crépue ne suit pas les tendances, elle les inspire.




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